01 — Couverture
Réfection et reprise
Dépose de l'ancienne couverture, tri de ce qui est réemployable, contrôle du chevronnage et du liteaunage, remplacement des liteaux fendus ou piqués, pose d'un écran sous-toiture haute perméabilité tendu sans contre-lattage insuffisant, puis recouvrement en tuile mécanique ou en ardoise naturelle selon la pente et le règlement local. Les points singuliers — rives, arêtiers, noues, égouts, souches — sont traités avant la mise en couverture générale, jamais après : reprendre un solin sous une toiture finie oblige à redéposer.
Sur une réfection partielle, nous refusons de raccorder deux modèles de tuile dont les emboîtements ne coïncident pas. Quand le modèle d'origine n'existe plus, la reprise se fait par pan entier, avec une ligne de rupture nette au faîtage ou à l'arêtier plutôt qu'un raccord bricolé en plein rampant.
- Écran sous-toiture HPV posé avec recouvrement et remontée en rive
- Faîtage à sec, closoir ventilé, about de faîtage fixé mécaniquement
- Chatières réparties selon la surface de rampant à ventiler
02 — Zinguerie
Évacuation et étanchéité des points singuliers
Gouttières pendantes, chéneaux encaissés, descentes, dauphins fonte en pied, noues, bavettes, solins et habillages de souche. Le zinc est plié aux cotes du chantier, avec joints debout ou agrafures selon la longueur, et les jeux de dilatation qu'exige un métal qui travaille avec la température. La pente de gouttière est reprise au cordeau, pas à l'œil : quelques millimètres par mètre suffisent, mais dans le bon sens.
Les solins en pied de cheminée et les noues concentrent la majorité des infiltrations que nous traitons. Une bavette engagée trop court sous la tuile laisse remonter l'eau par capillarité au premier vent de pluie ; une noue encrassée déborde latéralement sous la couverture sans qu'aucune tuile ne soit cassée.
- Remplacement complet de gouttière avec crochets neufs et reprise de la ligne d'égout
- Réfection de noue en zinc, y compris repose des rangs adjacents
- Solins et bavettes de souche, habillage de cheminée
03 — Isolation
Sous rampant et en combles perdus
Une isolation posée sous une couverture qui prend l'eau ne sert à rien : elle se charge, perd sa résistance thermique et pourrit la charpente à bas bruit. Nous n'isolons donc qu'après contrôle de la couverture et de la ventilation. Sous rampant, la pose se fait en deux couches croisées avec lame d'air continue entre l'isolant et l'écran sous-toiture, puis membrane d'étanchéité à l'air côté intérieur, jointoyée aux traversées. En combles perdus, soufflage réparti avec repères de hauteur et protection des points chauds.
La ventilation est la moitié du travail : entrées d'air en égout, sorties en faîtage, section rapportée à la surface de rampant. Sans elle, la condensation d'hiver fait ce que la pluie n'a pas réussi à faire.
04 — Urgence
Mise hors d'eau
Après coup de vent, tuiles arrachées ou infiltration active : bâchage sur liteaux avec fixation mécanique — jamais une bâche lestée de parpaings, qui part au coup de vent suivant et emporte des rangs avec elle. La mise hors d'eau est provisoire et assumée comme telle ; elle tient le temps d'organiser la reprise et de constituer le dossier auprès de l'assurance.
Le relevé de sinistre est fait le jour même : photos des points d'entrée, repérage des rangs déposés, état de la charpente à l'aplomb de la fuite, et des traces à l'intérieur. C'est ce relevé qui devient le devis.